Seraient-ce les peintures de Nicolas de Staël, les Beatiho du musée Arlaten? Ou est-ce le souvenir des coups de balais répétés sur la terrasse aux carreaux de terre cuite pour enlever les aiguilles de pins qui me piquent les pieds?

Ou pourquoi pas l’architecture abandonnée des années 20 de l’hôtel Provençal à Juan- les-pins ou de la villa Zanetti à Livourne? La lumière chaude qui inonde la chambre par les fenêtres constamment ouvertes? Les vieux draps blancs qui recouvrent et transforment, en fantôme assis, les fauteuils de la maison durant les mois d’hiver ?Ou peut-être le sol en opus de la villa Malaparte?

Pour la réalisation de ce projet, je me suis inspiré des codes de l’architecture et des jardins méditerranéens, j’ai puisé dans mes souvenirs pour plonger dans mon propre tableau de la Méditerranée.

C’est avec la transcription et le détournement de certains détails de ma vision de la côte que j’ai construit une pièce où chaque visiteur peut être interpellé par ses propres évocations.

C’est une chambre presque monacale, un refuge lumineux, aux matériaux vibrants et simples où l’on ressent le besoin de solitude et d’isolement. De part le cadrage vers la terrasse, on peut s’imaginer la beauté et la force d’un paysage, aux tons clairs et chauds,aux reflets vivants, qui transcende son habitant.